Biographies meylanaises

Volume 2 : Les poètes

 

Le deuxième parle de tous les poètes et écrivains qui ont vécu à Meylan.

Dans ce deuxième volume, on découvre Victorine Picot, simple paysanne comme beaucoup de meylanaises mais écrivant en cachette de remarquables poésies, Adélaïde de Montélégier et ses maximes, le capitaine Emile Bon qui aime versifier, Albert Maurel de Rochebelle, personnage singulier autant qu'attachant, Jean-François Latal, célèbre poète patoisant qui réalisa lui-même son recueil de poésies, Jean Nicolas, libraire au dix-septième siècle, Rose Guilloud qui transmettra les anciennes chansons de Meylan.
 
 

     Nombre de pages : 280
     Format : 18 x 24 cm
     ISBN : 2-9513494-8-3
     Prix : 21,4 Euros (port en sus : 4 Euros)

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Aperçu de la table des matières :

Une paysanne poète                                                                   Victorine Picot
Les maximes                                                                              Adélaïde Bernon de Montélégier
Un capitaine d'infanterie poète                                                    Emile Bon
Un Don Quichotte                                                                      Albert Maurel de Rochebelle
Un poète patoisant                                                                     Jean-François Latal
Un libraire au XVIIe siècle                                                         Jean Nicolas
Les chansons anciennes de Meylan                                            Rose Guilloud
Un troubadour de village                                                            Nicolas Marmion
Pierre de Meylan
 
 


Un extrait

Nicolas Marmion, grand père maternel de Berlioz :
 

          Hymne à l'amitié
 
 

                1

Tendre amitié, délice des bons cœurs,
Toi qui du ciel où tu pris ta naissance,
Vins ici bas pour essuyer nos pleurs
Et nous porter la flatteuse espérance.

                 2

Dans ses chagrins, accablé de travaux
Tu soutiens l'homme en ce triste passage,
Et quelque grands, pour lui que soient ses maux
Tes doux bienfaits le sont bien davantage.

                   3

Sans cesse, hélas, triste jouet du sort,
Il a besoin que ta voix le console
Et que ta main lui découvre le port
De cette mer qu'il parcourt sans boussole.

                    4

Par toi l'esclave a de doux souvenirs
Et ne sent plus le fardeau de ses chaînes.
De l'homme heureux tu doubles les plaisirs ;
L'infortuné par toi n'a plus de peines.

                    5

Tes biens plus vrais que ceux des vains amours
De la vertu vont recevoir l'estime.
Le noir soupçon n'en peut troubler le cours,
Ni le remords, triste vengeur du crime.

                    6

Si de tes feux tu nourrissais mon cœur,
Dans les beaux jours de ma folle jeunesse,
J'espère encore que ta douce chaleur
L'échauffera dans ma triste vieillesse.

                    7

Loin d'une amie, objet de mes regrets,
Tu me consoles en m'offrant son image
Et chaque fois que tu m'offre ses traits
Je crois la voir entendre son langage.

                    8

Elle a quitté le sol hospitalier
Mais tous les cœurs ont pleuré Gabrielle.
Ramène la bienfaisante amitié ;
Déjà le mien revole au-devant d'elle.