Correspondance de la famille de Berlioz

1803 - 1870

Bien que Berlioz ait fait un malheureux autodafé de toute sa correspondance, il existe encore de nombreuses lettres familiales qui ont été conservées. Elles constituent une source supplémentaire d’informations car la correspondance échangée entre les différents membres de la famille de Berlioz se révèle d’une grande richesse. On dispose de quelques 2400 lettres et documents : livres de raison, actes notariés, livres, partitions. Dans les années 1950, cet ensemble se trouvait regroupé dans deux grandes collections : la collection Reboul-Berlioz et la collection Chapot.

Dans ce présent ouvrage, sont présentées l’ensemble des lettres familiales qui ont pu être retrouvées. Écrites par les parents, puis les sœurs et enfin les nièces de Berlioz, elles ont été rassemblées en cinq tomes : 1803-1831, 1832-1839, 1840-1844, 1845-1857 et 1858-1870. En outre, à la fin de ce dernier tome, il a été rassemblé les lettres du dossier Waldner de Freundstein et celles d’Adèle Pochin la Bruyère, la belle-sœur de Nancy. Dans ces tomes ne sont pas présentées les lettres écrites ou reçues par Berlioz que l’on trouve dans la Correspondance générale.

Tome 1 : 1803-1831 572 pages, 263 lettres, 99 figures I.S.B.N. : 979-10-90858-09-1 30 €

Tome 2 : 1832-1839 454 pages, 247 lettres, 59 figures I.S.B.N. : 979-10-90858-10-7 30 €

Tome 3 : 1840-1844 496 pages, 274 lettres, 30 figures I.S.B.N. : 979-10-90858-11-4 30 €

Tome 4 : 1845-1857 534 pages, 303 lettres, 48 figures I.S.B.N. : 979-10-90858-12-1 30 €

Tome 5 : 1858-1870 578 pages, 443 lettres, 48 figures I.S.B.N. : 979-10-90858-13-8 30 €

Chaque tome dispose de la liste des lettres ainsi que d'un index des noms (plus de 2100 noms cités).

Voilà déjà bien des jours qu’Hector est parti ; vous devez avoir eu de ses nouvelles depuis longtemps et peut-être plusieurs fois. Je suis fort aise de l’avoir vu pendant son court séjour, je m’intéresse beaucoup à lui. On ne peut nier qu’il ait beaucoup de moyens et que la nature n’ait été prodigue à son égard. Peut-être trop. Les sensations d’un genre si élevé, si exalté, le séparent trop de la plupart des hommes et le rendent étranger à des intérêts qui font le sort des autres mortels et qui lui paraissent trop grossies pour y arrêter ses yeux. Je conçois quels nombreux inconvénients entraînent cette manière d’être. Il lui manque quelque chose pour faire le contrepoids de cette imagination si vive et si impressionnante. Mais il est à croire que les années amèneront une partie de ce qui lui manque. Elles amortiront ses sensations et l’expérience lui apprendra le prix de certaines choses qu’il dédaigne trop. A tout prendre et dans l’état actuel, je le trouve un parfait héros de roman, à cela près qu’il n’est pas amoureux. » (Lettre du 21 octobre 1828)

Je vois Hector quelquefois. Laisse-le faire, il ne s’endort pas sur ses intérêts. Il est plus positif que tu ne le penses. Son enthousiasme pour l’art est réfléchi. Il le juge et l’exploitera en spéculateur. Son travail de journaux a d’ailleurs plus d’importance. Je verrai arriver ici avec plaisir Madame Louise B. et sa joviale tante. Nous parlerons beaucoup de vous tous et du chez nous. Je tâcherai de leur être agréable et de bien les renseigner. Je vais écrire un mot à ton fils pour qu’il se prépare à leur procurer au premier jour des entrées à l’Opéra. Adieu à tous et mille embrassements. (Lettre du 6 avril 1837)





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