Ulrich J. Seetzen : Mémoire pour servir à la connaissance des tribus arabes en Syrie et dans l'Arabie déserte et pétrée

Ulrich Jaspar Seetzen fut un des plus importants orientalistes allemands.
Né le 30 janvier 1767 à Sophiengroden près de Jever dans la Frise orientale, il avait fait de solides études de zoologie, minéralogie, botanique, architecture. Il passa sa thèse de médecine à Göttingen le 22 septembre 1789. Un de ses amis d'étude fut le futur explorateur, Alexandre Von Humbolt. Il assura à Jever pendant quelques temps les fonctions d'assesseur. Il publie un grand nombre d'articles technologiques de 1797 à 1800 dans le Journal für Fabriken.
En juin 1802, il partit pour un voyage à travers le Moyen Orient et l'Afrique. La connaissance de ces régions était alors très limitée. Le premier scientifique européen qui l'explora fut Carsten Niebuhr, sur l'ordre du gouvernement danois qui entreprit une expédition en Arabie de 1761 à 1764. Il fut suivi en 1799 par Reinaud, un agent anglais de l'East India Company.
Seetzen commença par Constantinople et la Syrie. En 1806, il découvre l'ancienne ville de Jerash, une des merveilles de la Jordanie dont les ruines sont magnifiquement conservées, car elles demeurèrent enterrées dans le sable durant des siècles. Puis en 1807 il voyage en l'Arabie puis jusqu'au Caire où il séjourna deux ans et rassembla une grande collection de manuscrits. En 1809, il voyagea à la Mecque et Médine, en mars 1810 au Yemen, Aden et Mokka. Il copia, pour la première fois, plusieurs inscriptions arabes dans le district d'Himyar.
Il mourut en route vers Sana, au Yemen à Taes à cinquante lieues de la Mecque en septembre 1811 dans des circonstances obscures. Il fut probablement empoisonné.

Il était un profond observateur des hommes et des choses, et un des européens les plus qualifiés en Arabie.

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24 pages
 
 

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